Le confucianisme c’est quoi ?

Vous avez peut-être déjà entendu parler du confucianisme. S’il ne s’agit pas réellement d’une religion, le terme se réfère davantage à une philosophie humaniste. Comptant à ce jour 6 millions d’adeptes, la doctrine est notamment suivie en Asie. La pratique se base sur l’histoire du philosophe chinois « Confucius ».

statue de confucius

Les 6 vertus du confucianisme

Si la pensée du confucianisme s’est développée au fil du temps, c’est qu’elle repose sur des volontés humanistes. Pour Confucius, la réforme d’un pays ou le pouvoir d’un peuple ne peut fonctionner que si la population se remet en question pour améliorer chaque être et son entourage. Il revendique ainsi l’idée que l’homme doit trouver son juste équilibre. En résumé, l’homme doit se nourrir de six vertus principales pour mieux agir :

  • La droiture
  • La bonté
  • La bienséance
  • La loyauté
  • La sagesse
  • Le respect de ses aïeux, même après la mort

Les 6 principes du confucianisme

Et pour parvenir à percevoir cette noblesse d’équilibre et d’esprit, le sage propose de suivre 6 principes :

  • Le Li pour modérer ses agissements
  • Le Ren en référence en somme à l’humanité, la bonté et la clarté que chacun doit aux autres hommes
  • Le Yi se tournant vers la justice
  • Le Xiao pour respecter ses ancêtres car les ainés ont tout à nous apprendre
  • Le Chu pour en particulier équilibrer les citoyens dans leur quotidien et permettre à chacun de trouver leur juste place
  • Le Chung lié au dévouement, aux intentions d’honnêtetés et à la loyauté. L’épanouissement d’un individu intervient quand il trouve sa voix. Pour être heureux, il faut ainsi réaliser quelque chose apportant plaisir et satisfaction.

Une philosophie humaniste en rapport avec Confucius

Confucius prônait trois vertus : la bonté pour générer la paix ou la joie intérieure, la science pour dissiper les doutes et le courage pour faire fuir la peur. Une grande partie de sa philosophie est, de ce fait, liée à la recherche du savoir pour mieux vivre et atteindre la vertu. Il a aussi développé la tolérance afin de modérer notre comportement.

Sa vie n’est pourtant pas simple. Né en 551 av JC, Confucius perd son père alors qu’il est seulement âgé de 3 ans. Il reçoit une éducation élevée, suivant les traditions familiales, notamment car son père était l’ancien gouverneur de la région de Lu. Malgré un début de vie malmené, l’homme se servit de ses études pour occuper les plus hautes fonctions au niveau du pays. Il gravit les échelons pour devenir, à la fin de sa carrière, un haut magistrat en charge de la justice dans le gouvernement de Lu. Il mène des réformes justes et très appréciées du peuple. Il veut ainsi rendre la justice plus équitable. Il fait alors le maximum pour se défaire du pouvoir et promouvoir le bonheur du peuple.

Les idées de Confucius, développées au fil des siècles

Le philosophe Confucius quitta son poste de magistrat seulement quatre ans après l’avoir intégrer. Pendant une quinzaine d’années, il va ensuite s’entourer de disciples pour développer sa doctrine dans toute la Chine. Pour un équilibre certain, il revendique la nécessité de la présence de la morale. Il développe ses idées autour des grands principes des sages de l’Antiquité. D’après sa philosophie, pour que l’État connaisse le bonheur, les personnes au pouvoir doivent mener une vie irréprochable et sans zones d’ombre. Pour dicter le bon comportement, il met en place une norme : le confucianisme. Cet état d’esprit se base notamment sur des rituels et des doctrines morales et sociales.

Un grand penseur

Reconnu comme un grand penseur, Confucius a même été, par ailleurs, élevé au rang de personnage surnaturel. Des écoles philosophiques sur ses pensées ont été créées. S’il n’a pas écrit ses pensées par lui-même, la parole de Confucius s’est transmise par la voie de ses disciples. Elle a ensuite été connue à travers les livres canoniques. Ses idées furent travaillées activement deux siècles après sa mort, à vrai dire par le biais de deux philosophes : Siun Tseu et Mencius.

Si l’autorité du philosophe Confucius n’est pas identique à celle de Bouddha ou du Christ par exemple, la littérature n’a cessé de prôner ses vertus et principes.