Entretien exclusif : Qui est Abby Delage ?
On lui pose souvent des questions sur l’avenir, mais rarement sur elle-même. Aujourd’hui, Abby Delage prend la parole pour se raconter. Ses débuts, sa méthode de travail, ses valeurs éthiques et ses petites anecdotes de consultation : tout est là. Si vous envisagez de la consulter ou si vous voulez simplement mieux connaître celle qui vous écoute, cet entretien est fait pour vous. Plongez dans l’univers d’une voyante bienveillante qui a fait de l’aide son unique mission.
Louis Secardi : Abby, on va commencer depuis le tout début. Est-ce que c’était écrit ? Est-ce que tu as toujours su que tu allais finir par faire ce métier, travailler dans la voyance ?
Abby Delage : Honnêtement ? Pas du tout. Je ne m’imaginais pas un jour travailler dans la voyance, c’était pas du tout mon plan de départ ! Mais avec le recul… c’est vrai que j’ai toujours eu des ressentis. Déjà enfant, il se passait des choses. Ma mère me racontait souvent cette anecdote : elle disait que j’avais de grandes discussions toute seule au milieu d’un champ… Je parlais, je répondais, j’étais dans mon monde. Pour les adultes, c’était juste une gamine rêveuse, mais moi je sentais déjà des choses… J’étais bien là-dedans, connectée à la nature, sans me poser de questions. C’était mon normal à moi, tu vois ?
Louis Secardi : Mais tu n’en as pas fait ton métier tout de suite. Tu as eu une « vraie vie » avant, un truc classique ?
Abby Delage : Ah oui, complètement ! La vie m’a d’abord amenée dans le monde du travail très classique, très cartésien. J’ai eu des boulots où il fallait être carrée, logique, où il n’y avait pas de place pour le « bizarre ». Et puis… je ne sais pas comment expliquer, un jour je me suis rendue compte ou peut-être que j’ai été poussée à me réveiller par la force des choses… qu’il me fallait autre chose. Je ne pouvais plus continuer comme ça. Je sentais que je devais changer ma manière de regarder le monde.
Louis Secardi : Et c’est là que tu passes directement à la boule de cristal et au turban ?
Abby Delage : Exactement, et le chat noir sur l’épaule ! Non, plus sérieusement… J’ai d’abord travaillé dans les soins énergétiques. C’était la passerelle logique pour moi. J’avais besoin de toucher, de soigner, de rééquilibrer les gens. C’est ça qui a tout déclenché. Les soins énergétiques m’ont permis de développer mes dons naturels de voyance. En soignant les énergies des gens, les images ont commencé à venir, les messages aussi. C’était comme ouvrir une vanne que j’avais gardée fermée pendant mes années « bureau ».
Louis Secardi : Quand tu passes d’un boulot cartésien à « Je parle aux guides et je travaille sur les énergies », tes proches, ta famille… ils réagissent comment ?
Abby Delage : Disons que ça s’est fait en deux temps ! D’abord, il y a eu beaucoup d’incrédulité. Beaucoup de scepticisme aussi. Tu sais, quand les gens te connaissent sous une facette très terre-à-terre, c’est difficile pour eux d’imaginer que tu puisses capter des choses qu’ils ne voient pas. Ils se posent des questions, ils s’inquiètent un peu. Et puis… il y a eu le respect.
Louis Secardi : Qu’est-ce qui les a fait changer d’avis ?
Abby Delage : Les résultats, tout simplement. Ce que j’annonçais finissait par s’avérer exact. Je leur disais des choses, et ça arrivait. Et surtout, ils voyaient bien que les rééquilibrages énergétiques que je pratiquais étaient aussi très bénéfiques pour les gens. Quand tu vois que la personne va mieux, qu’elle est apaisée ou que tu as pu prévenir un souci, tu ne peux plus rester sceptique. Aujourd’hui, c’est du respect, parce qu’ils voient que je fais ça avec cœur
Louis Secardi : Concrètement, quand on t’appelle, tu as quoi devant toi ? C’est le cliché de la boule de cristal ou tu as ton petit attirail à toi ?
Abby Delage : Pas de boule de cristal, non ! J’ai mes supports classiques. J’utilise les tarots, les oracles et mon pendule. C’est ma base, c’est ce qui me permet d’ouvrir la porte au début de la consultation. Mais très vite… je les oublie un peu. Ma médiumnité prend le dessus.
Louis Secardi : Attends, je te coupe deux secondes. Tu dis que tu captes des choses, mais tu es au téléphone ! Tu ne vois pas la personne, tu ne vois pas ses expressions… C’est pas un handicap ?
Abby Delage : Au contraire ! C’est un filtre en moins. Quand tu as quelqu’un en face, tu es influencé par ses vêtements, sa beauté, ses tics. Au téléphone, il ne reste que l’essentiel : la vibration de la voix. La voix ne ment jamais, Louis. C’est une fréquence. Même si la personne essaie de jouer un rôle, la vibration de sa voix me donne son état émotionnel réel en trois secondes.
Louis Secardi : Avant que je t’interrompe, tu me disais que ta médiumnité prenait le dessus. Ça veut dire quoi « prendre le dessus » ? Tu entends des voix ?
Abby Delage : C’est plus subtil que ça. Des messages arrivent. Parfois c’est sous forme d’idées très claires qui traversent mon esprit, parfois ce sont simplement des mots précis, ou même des sensations physiques. Je me sers aussi beaucoup de la numérologie. Pour moi, c’est comme une carte routière : ça me permet d’avoir une idée précise du chemin de vie sur lequel se trouve mon interlocuteur à l’instant T.
Louis Secardi : Est-ce que tu as une spécialité ? Le truc où tu es imbattable ? L’argent ? Le retour de l’ex ?
Abby Delage : Je ne dirais pas que j’ai une « spécialité » fermée. Je réponds aux questions posées quel que soit le domaine, que ce soit le pro, la famille ou le financier. Mais… j’avoue que j’affectionne particulièrement le domaine amoureux. Je crois que mes guides aiment ça aussi !
Louis Secardi : Tu as l’air super sympa comme ça, mais est-ce qu’il y a des gens qui essaient de te piéger ? Par exemple le sceptique qui t’appelle et qui te raconte des bobards pour voir si tu es une vraie experte ?
Abby Delage : Oh oui, le fameux « Testeur » ! Il m’appelle, il me donne un faux prénom ou il me pose une question sur un problème qu’il n’a pas. Mais ça ne dure jamais longtemps.
Louis Secardi : Ah ouais ? Et comment tu le démasques ?
Abby Delage : Ça sonne faux. C’est comme une fausse note dans une musique. Je sens un vide, une incohérence entre ce qu’il dit et ce que je ressens. Souvent, je m’arrête et je dis : « Monsieur, pourquoi vous me parlez d’une femme blonde alors que je vois très clairement que vous êtes seul depuis deux ans ? ». Généralement, il y a un grand blanc… et soit il raccroche, soit il s’excuse et la vraie consultation commence. Je préfère l’honnêteté, on gagne du temps !
Louis Secardi : Justement, parlons d’amour. C’est devenu la jungle avec les sites de rencontres. On discute, ça se passe bien, et du jour au lendemain… plus rien. Le fameux « silence radio ». Tu vois ça souvent ? Des gens perdus parce qu’on ne leur répond plus ?
Abby Delage : Ah mais c’est le mal du siècle ! Le silence. Je vois énormément de souffrance liée à ça. Des gens qui attendent un message qui ne vient pas. Mon rôle, c’est souvent de leur expliquer pourquoi l’autre ne répond pas. Est-ce que c’est de la peur ? De l’indifférence ? Ou juste le mauvais timing ? La voyance permet de mettre des mots sur ce silence pour qu’ils arrêtent de culpabiliser.
Louis Secardi : C’est des sujets très lourds, très chargés émotionnellement. Comment tu fais pour que la consultation ne soit pas plombante ? Tu m’as dit un truc surprenant en préparant l’interview : tes guides ont de l’humour ?
Abby Delage : C’est souvent ce qui surprend les gens et c’est ce qui me différencie peut-être des autres. Mes guides ont cette capacité à détendre certaines situations très tendues par une touche d’humour ou de légèreté. Le but, c’est que le moment passé avec moi soit un moment sincère, qui va permettre de lever des doutes sans ajouter du drame au drame. Mon écoute et ma disponibilité, c’est ma marque de fabrique.
Louis Secardi : Mettons que je t’appelle pour la première fois. Je suis stressé. Comment ça se passe les 5 premières minutes ?
Abby Delage : La première chose, c’est que je vais te demander ton prénom et ta date de naissance. C’est technique, mais c’est indispensable.
Louis Secardi : Pourquoi la date de naissance ? C’est pour l’horoscope ?
Abby Delage : Non, c’est pour la connexion ! Tu imagines le nombre de « Marie » ou de « Louis » qu’il y a sur Terre ? J’ai besoin de me connecter à toi et pas à un autre. La date de naissance me sert de coordonnée GPS, et elle me permet aussi de jeter un œil à ta numérologie pour confirmer mes ressentis.
• Temps de communication limité
• Peut impliquer un temps d'attente si l'expert est déjà en ligne
• Minutes de communication prélevées sur facture téléphonique
Louis Secardi : Et après ça ?
Abby Delage : Une fois la connexion établie, si tu n’as pas de sujet précis ou si tu es timide, je commence un tirage général. J’utilise souvent l’Oracle de Belline. C’est un support incroyable : en quelques cartes, je peux entrevoir les difficultés auxquelles tu es confronté en ce moment même. Ça pose le décor. Et ensuite, on avance ensemble, on creuse.
Louis Secardi : C’est quoi ton style ? Tu es directe ou tu prends des pincettes ?
Abby Delage : J’essaie avant tout de développer la confiance avec mes interlocuteurs. Mon style, c’est la simplicité : je ne raconte jamais ce que je ne ressens pas. Je ne vais pas broder pour faire plaisir. Si un message me parvient, je le délivre. Tout simplement. Qu’il soit bon ou mauvais. Mais je le fais toujours avec bienveillance. On peut tout dire, même les choses difficiles, tant qu’on y met la forme et le cœur.
Louis Secardi : Dis-moi, quand tu es en ligne avec quelqu’un, est-ce que tu vois seulement l’avenir ? Ou est-ce qu’il t’arrive de voir le passé ?
Abby Delage : Oui, très souvent ! Mais attention, ce n’est pas pour faire du tourisme temporel. Les guides me donnent des indications précises sur le passé de la personne, mais il y a toujours un but : c’est pour mieux comprendre le présent. Souvent, ce qui bloque aujourd’hui trouve sa racine hier. En voyant le passé, je peux expliquer ce qui est en train d’arriver ou ce qui peut arriver dans le futur. C’est une clé de compréhension, pas juste une vision pour épater la galerie.
Louis Secardi : Est-ce qu’il t’arrive de dire « Stop » ? De refuser une consultation parce que tu ne le sens pas ?
Abby Delage : C’est une question très difficile… Parce que dans le fond, je n’ai jamais refusé une consultation. Certains consultants ont réellement besoin d’avoir un contact humain, une personne à l’écoute et surtout sans jugement sur leur vie. Par contre, il y a une limite : si je sens que la personne est beaucoup trop dans l’attente d’une réponse précise, celle qu’elle veut entendre et qu’elle n’est pas prête à entendre des vérités… là, ça devient compliqué. Cela pourrait nuire à la consultation. Mais je reste, j’écoute. Ma valeur numéro 1, c’est la sincérité. Jamais de mensonge, même si cela ne plaît pas.
Louis Secardi : Tu préfères dire une vérité qui blesse qu’un mensonge qui rassure ?
Abby Delage : Toujours. Si les guides ne veulent pas donner de messages ou répondre, je le dis tout simplement. Je ne vais pas inventer.
Louis Secardi : On va parler d’un truc un peu gênant. Les gens te racontent leur vie intime, leurs secrets. Si une femme t’appelle et te dit : « Je trompe mon mari, je suis perdue, et je veux savoir si mon amant va quitter sa femme », tu la juges ? Tu lui fais la morale ?
Abby Delage : Jamais. Je ne suis pas juge. Je suis une confidente neutre. Tu sais, l’humain est complexe, et les sentiments encore plus. J’entends des histoires incroyables toute la journée : des secrets de famille, des double-vies, des situations impossibles… Si les gens m’appellent, c’est justement parce qu’ils ne peuvent en parler à personne d’autre. L’idée n’est pas de dire ce qui est « bien » ou « mal », mais simplement de donner les clés de lecture d’une situation et de voir ce que l’avenir réserve à ces relations.
Louis Secardi : Et l’addiction ? Tu gères ça comment ?
Abby Delage : Quand je sens que quelqu’un devient trop dépendant, je le dis. Mon but, c’est de les rendre autonomes, pas de devenir leur béquille. Je suis là pour éclairer la route, pas pour la marcher à leur place !
Louis Secardi : Allez, raconte-nous le truc le plus fou ou le plus bizarre qu’on t’ait demandé
Abby Delage : Alors attention, le secret professionnel, c’est sacré. Ce qui se dit en consultation ne sort jamais du cabinet. Mais… sans trahir de secret, il y a des situations assez cocasses !
Louis Secardi : Ah, j’en étais sûr ! Balance un peu.
Abby Delage : Disons qu’on ne va pas parler ici de ceux qui confondent site de voyance et téléphone rose… Parce que oui, ça arrive ! Les gens voient de la lumière, ils entendent une voix douce au bout du fil, et ils se trompent totalement d’endroit. Dans ces cas-là, il faut recadrer gentiment mais fermement.
Louis Secardi : Tu as l’air d’avoir déjà pas mal d’outils. Tu continues d’apprendre ou tu te reposes sur tes lauriers ?
Abby Delage : Ah non, jamais de repos ! Je suis sans cesse à la recherche de nouvelles formations. En ce moment, je creuse les sujets du développement personnel, la psychogénéalogie et toujours la numérologie. C’est indispensable. Ma médiumnité se développe aussi grâce à cela. Plus j’apprends, plus mes canaux s’ouvrent.
Louis Secardi : Abby, merci pour ce moment. Si dans 20 ans, on reparle de toi, tu voudrais qu’on dise quoi ? C’est quoi la trace que tu veux laisser ?
Abby Delage : C’est très simple. Je veux juste qu’on se souvienne de moi comme d’une personne qui a aidé les gens. Qu’on se dise : « Elle a été là à un moment où j’en avais besoin ». Juste ça. De l’empathie, de la gentillesse et de la bienveillance. C’est tout ce qui compte.
Louis Secardi : Pour ceux qui nous lisent et qui voudraient t’appeler, tu aurais un conseil pratique ?
Abby Delage : Le meilleur conseil, c’est de préparer sa consultation. C’est important. Il faut savoir quel sujet vous voulez aborder, pour que les discussions ne partent pas dans tous les sens. C’est le seul moyen d’aller vraiment en profondeur et d’être efficace.
Louis Secardi : Et plus globalement, un conseil de vie pour ceux qui se sentent mal en ce moment ?
Abby Delage : Ne restez pas seuls avec vos nœuds. On a souvent l’impression qu’on doit tout porter, qu’on doit être fort. Mais on a le droit de déposer les valises. Que ce soit en appelant une voyante, un psy, ou en parlant à un ami… verbalisez. L’énergie qui stagne pourrit. L’énergie qui circule guér
it. Mon conseil, c’est de faire du ménage. Pas seulement dans votre maison, mais dans vos relations et dans votre tête. Si quelque chose vous pèse, c’est que ce n’est plus à sa place. Osez demander de l’aide pour faire ce tri. On est là pour ça.
Louis Secardi : Merci beaucoup Abby.
Abby Delage : Merci à toi.
