Couleur de l’aura : ce que votre halo dit de vous (et qu’il vaut parfois mieux entendre)
Beyoncé chantait « Halo » en 2008 et on a tous hoché la tête avec conviction, sans trop se demander si on en avait un nous aussi. La bonne nouvelle, c’est que oui. Chacun de nous promène autour de soi une petite enveloppe lumineuse colorée : l’aura. Un vêtement invisible qu’on porte sans le savoir, qui change avec nos humeurs, nos rencontres, nos saisons intérieures, et qui en dit parfois plus long sur nous que le contenu de notre armoire.
L’aura nous vient des traditions spirituelles indiennes, bien avant le premier bol de kitchari servi dans un restaurant veggie du 11e. C’est une couche d’énergie qui entoure le corps, colorée par nos émotions et notre état d’esprit du moment. Les médiums et énergéticiens habitués à la lire savent qu’elle est aussi parlante qu’un visage : elle raconte où on en est, ce qu’on traverse, et parfois ce qu’on n’a pas encore formulé à voix haute.
Parce qu’on n’a pas tous le même rapport à son halo. Il y a celles qui captent la couleur d’une collègue dès le premier café du lundi, celles qui la devinent un peu comme on devine un parfum familier, celles qui sortent d’un cours de yoga certaines d’avoir vu du rose partout, et celles qui attendent un coup de pouce pour commencer à sentir. Toutes ont raison : l’aura se lit moins qu’elle ne se ressent, et chaque sensibilité est la bonne porte d’entrée.
Alors avant de commander une photo d’aura en ligne (oui, ça existe, on y vient), on fait le tour du propriétaire. Ce que c’est, à quoi ça sert, comment la repérer, et surtout ce que chaque couleur dit de vous. Accrochez-vous : il y en a quatorze.
Qu’est-ce que l’aura, au juste ?
L’aura est à la spiritualité ce que la signature est au bas d’un contrat : une empreinte personnelle, unique, qui vous identifie sans ambiguïté. Elle enveloppe le corps d’une couche d’énergie subtile et n’a pas une seule teinte. On la décrit plutôt comme un empilement de sept couches, directement reliées aux sept chakras, chacune porteuse d’une couleur et d’une tonalité particulière. Un petit mille-feuille énergétique, en somme, différent d’une personne à l’autre et capable de se modifier au fil des saisons de la vie.
C’est précisément ce qui la rend intéressante : elle bouge. Elle n’est pas un tatouage, elle est une photographie du moment. Ce que votre aura raconte aujourd’hui n’est pas forcément ce qu’elle racontait il y a un an, ni ce qu’elle dira l’année prochaine. C’est une matière vivante, fidèle à ce que vous traversez, et c’est ce qui en fait un outil de lecture aussi précieux pour celles et ceux qui savent la regarder.
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À quoi ça sert de connaître son aura ?
Au-delà du plaisir de glisser « je crois que mon aura tire sur l’argenté en ce moment » dans un dîner pour observer la réaction, connaître la couleur de son halo aide surtout à mieux se lire. Un halo éteint, pâlot, qui a la mine d’une peinture laissée trop longtemps au soleil, c’est souvent le signe qu’un truc mérite attention. Pas forcément un drame. Parfois juste cette forme de fatigue qu’on avait décidé d’ignorer jusqu’à ce qu’un masseur nous dise, l’air de rien, « ah, vous portez beaucoup de tensions, vous ».
Mettre un mot (et une couleur) sur un mal, c’est souvent le premier pas pour commencer à s’en occuper. La lecture d’aura ne remplace évidemment pas un suivi médical quand il s’impose : elle l’accompagne, elle éclaire, elle donne des repères là où on avançait à l’aveugle. Un peu comme une boussole intérieure, qui ne marche pas à votre place mais qui indique le nord.
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Comment repérer la couleur de son aura ?
À moins d’avoir hérité d’un sixième sens quelque part entre deux bouchons sur le périph, voir son aura soi-même, c’est un exercice. Pas impossible, mais franchement plus proche du lâcher-prise que du QCM.
La lecture par la méditation
Première option : la méditation. Installée au calme, jambes croisées, mains posées sur les genoux comme dans les brochures d’ashram, on ferme les yeux et on laisse venir. Si une teinte s’invite dans le décor intérieur, c’est gagné. Si rien ne vient (spoiler : c’est le scénario le plus fréquent au premier essai), il reste une variante un peu plus manuelle : frotter ses paumes l’une contre l’autre quelques secondes pour créer cette impression de « boule d’énergie » que tout le monde a déjà testée dans un cours de yoga sans trop y croire, puis éloigner les mains devant soi en guettant si une nuance apparaît autour. C’est moins un exercice de concentration qu’un exercice de confiance : accepter que la première image qui passe est peut-être la bonne, même si elle ressemble au papier peint qu’on regardait enfant chez sa grand-mère.
La photographie d’aura
Pour celles qui n’ont pas la patience du lotus, il existe depuis quelques années des appareils qui photographient le halo. Le principe : on pose la main sur des capteurs, un léger courant circule, et la machine traduit votre champ énergétique en un portrait coloré qui ressemble un peu à un poster de concert des années 90. Le résultat est souvent bluffant, et surtout partageable avec l’entourage. (Pratique : plus besoin d’argumenter pendant vingt minutes au brunch pour expliquer que votre aura est violette, il y a la preuve sur papier glacé.) À défaut de remplacer la lecture d’un médium (qui, lui, capte aussi les nuances et les mouvements), la photo d’aura donne un point d’ancrage visuel qu’on peut ensuite interpréter, comparer, faire évoluer.
Lire le halo d’un proche
Chose amusante : le halo du voisin serait plus simple à capter que le sien. Le truc se pratique à deux, installés confortablement, le regard posé sans insister. L’œil flotte, il cherche moins à scruter qu’à laisser venir, et on s’autorise à regarder autour de la silhouette plutôt que la silhouette elle-même. Une amie volontaire, un proche un peu sceptique mais joueur, et vous voilà lancées. Promis : personne n’a jamais perdu une amitié parce qu’on lui avait annoncé qu’elle avait l’aura verte. (Le contraire reste à prouver.)
Les teintes les plus rares : un club fermé
Les habitués du sujet classent les teintes en deux familles. Les « principales », qui calquent les sept chakras (rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo, or, blanc) : ce sont les plus fréquentes, celles qu’on croise tous les jours sans le savoir. Et les « mineures », plus discrètes statistiquement : rose, noir, violet, argent, gris, et même arc-en-ciel. Oui, arc-en-ciel. Ce qui veut dire qu’on peut passer sa vie à croiser des halos bleus et tomber, un beau matin dans un café, sur quelqu’un qui trimballe toute une collection multicolore façon Power Ranger. Ça arrive.
Les 14 couleurs de l’aura et leur signification
On y est. La grille. Pour chaque couleur, la logique est toujours la même : une force, et sa contrepartie quand le halo s’éteint un peu.
Aura rouge
Logée du côté du chakra racine, c’est l’aura des piliers. Celles et ceux qui tiennent la pièce debout un soir de vernissage sans rien faire de particulier, juste en étant là. Vitalité haute, confiance posée, le genre à ne pas paniquer quand le four lâche vingt minutes avant l’arrivée des invités. Quand elle pâlit, c’est souvent le signe d’une fatigue qu’on a voulu ignorer trop longtemps. Lorsqu’elle s’adoucit vers les tons rosés, elle change carrément de département et glisse dans le registre amoureux.
Aura orange
Adossée au chakra sacré, elle parle d’élan, d’envie, de cette petite faim d’inédit qui pousse à dire oui à un dîner un mercredi soir alors qu’il pleut. Celles et ceux qui trimballent ce halo ont souvent un charisme sans cravate : on les remarque à une soirée avant même qu’elles aient ouvert la bouche. Elles oscillent entre l’écoute et la prise de parole, sans chercher à dominer la pièce. Si l’aura faiblit, c’est que l’envie s’est absentée sans laisser d’adresse, et qu’il faudrait peut-être aller la chercher.
Aura jaune
Elle s’installe au niveau du plexus solaire, là où se loge ce qui cogite. C’est l’aura des têtes bien faites, de celles qui résolvent un problème pendant que les autres cherchent encore l’énoncé. Quand tout va bien, elle rend agile, vive, drôle. Quand tout va moins bien, elle vire à la rumination : on rejoue la conversation d’hier soir en boucle à trois heures du matin, et on cherche encore la réplique parfaite à dix heures le lendemain devant sa tasse de café.
Aura verte
Accrochée au chakra du cœur, elle habille les empathiques, les soigneuses, celles qui tiennent la main pendant qu’on attend les résultats. Elles savent faire circuler la douceur, veiller sur les autres, parler aux plantes du salon (qu’elles arrosent mieux que personne, soit dit en passant). Quand elle s’étiole, c’est souvent par trop-plein : à force de prendre soin des autres, on oublie de ranger un peu chez soi.
Aura bleue
Branchée au niveau de la gorge, sur le chakra correspondant, c’est l’aura des voix justes. Celles qui trouvent les mots pendant que tout le monde cherche encore les siens, qui désamorcent un conflit en deux phrases et tiennent un discours de mariage sans transpirer. En version affaiblie : un bavardage qui tourne un peu à vide, ou à l’inverse un silence inconfortable qui trahit une perte de repères.
Aura indigo
Une couleur d’interstice, quelque part entre le bleu profond et le violet, adossée au chakra du troisième œil. C’est l’aura des intuitives, des médiatrices, de celles qui sentent avant les autres qu’une réunion va mal finir. Elles font le pont, traduisent, voient venir. Quand l’indigo se ternit, il glisse vers le repli ou l’anxiété : trop voir, trop capter, trop traduire, ça épuise.
Aura or
Elle s’accroche au chakra couronne, tout en haut. Posée, généreuse, réfléchie, c’est souvent l’aura des personnes à qui on demande conseil pour tout (et qui, accessoirement, l’ont toujours). Le revers de la médaille dorée : une porosité un peu trop grande au monde, le genre à porter la météo émotionnelle de tout l’open space sans s’en rendre compte, et à rentrer le soir en se demandant pourquoi on est vidée.
Aura blanche
La cousine plus claire de l’aura dorée, avec une touche d’innocence en supplément. Les personnes concernées sont souvent très intuitives, avec peu d’ego à gérer en dessous. C’est l’aura qui met les autres à l’aise sans faire grand-chose, juste en étant là. (Ce qui est, objectivement, un super pouvoir très sous-coté.)
Aura rose
L’amour sous toutes ses formes. Celui qu’on donne, celui qu’on reçoit, celui qu’on porte à soi-même le jour où on arrive enfin à se regarder dans le miroir sans soupirer. Comme l’aura verte, elle a un versant guérisseur. Elle indique aussi un sentiment d’appartenance à quelque chose de plus grand que soi. Pas besoin d’avoir trouvé le sens de la vie, d’ailleurs : parfois, il suffit d’avoir trouvé le bon appartement.
Aura noire
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, elle n’est pas « mauvaise ». Elle raconte surtout ce qu’on garde sous le tapis : les colères jamais formulées, les blessures qui n’ont pas eu droit à leur mot de fin, les chapitres qu’on ferme trop vite pour ne pas avoir à les relire. Ni négatif, ni positif : juste un panneau indicateur sur la route du lâcher-prise. Le travail n’est pas terminé, mais il est en cours. (Ce qui est déjà beaucoup.)
Aura violette
Une aura plutôt rare et plutôt bonne nouvelle : elle annonce qu’un virage est en train de se prendre, que quelque chose s’apprête à bouger en bien, même si on ne se l’est pas encore formulé à voix haute. Un coup de pouce énergétique, le genre qu’on ne demande pas mais qui arrive pile le jour où on s’apprêtait à tout laisser tomber.
Aura argent
Elle joue dans la même équipe que l’or et le blanc, avec un éclat un peu plus froid. Elle pointe souvent son nez quand on commence à respirer à nouveau, après une période où l’on retenait son souffle sans même s’en apercevoir. C’est une aura de transition, celle qui accompagne les redémarrages discrets et les dimanches où on se surprend à aller bien sans raison particulière.
Aura grise
La petite sœur plus diluée de la noire. Elle raconte les baisses de régime, les matins sans élan, les périodes où plus rien ne brille tout à fait. Pas un drame. Juste un signal qui dit que quelque chose mérite d’être regardé de plus près, avant que le gris ne vire au gris foncé.
Aura arc-en-ciel
La plus rare de la bande, et celle qu’on a envie d’offrir à toutes les autres. Un mélange dosé de toutes les grandes auras, sans qu’aucune n’écrase les voisines. Elle apparaît généralement chez les personnes qui ont fait un vrai travail sur elles (souvent après un sacré détour), et qui n’éprouvent plus le besoin de le faire savoir : leur halo le dit à leur place.
Alors, plutôt rouge ou plutôt indigo ? Avant de faire la moue parce que vous ne savez pas encore (personne ne sait à la première lecture), gardez en tête que l’aura se lit moins qu’elle ne se ressent. Et qu’elle change. Celle d’aujourd’hui n’est pas forcément celle de dans six mois, après un déménagement, une rencontre, ou une très longue conversation avec soi-même.
