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exemple : 01/01/1960

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Célia Vargas se confie

Interview : Célia Vargas, juriste de formation et médium par vocation, se confie enfin

On lui pose souvent des questions sur l’avenir, mais rarement sur elle-même. Aujourd’hui, Célia Vargas prend la parole pour se raconter. Le choc brutal de ses 20 ans , sa double vie de juriste et médium , sa méthode radicale : tout est là. Si vous envisagez de la consulter ou si vous voulez simplement découvrir l’histoire de celle qui vous guide, cet entretien est fait pour vous. Plongez dans l’univers d’une femme franche et structurée qui a fait de la vérité sa seule boussole.

On s’est assis en face d’elle et on a tout demandé

Et honnêtement, on ne regrette pas. Célia Vargas ne joue aucun rôle. Elle dit ce qu’elle pense, elle pense ce qu’elle dit. Et ça change tout.

Louis Secardi : Célia, je suis ravi de te recevoir, j’ai envie de savoir qui tu étais avant. Si je te croise il y a quelques années, tu fais quoi de tes journées ? C’est quoi ton quotidien ?

Célia Vargas : (Sourire) Tu m’aurais trouvée derrière un bureau, entourée de dossiers, de textes de loi et de procédures. J’étais rédactrice juridique. Autant te dire que mon monde était carré, rationnel. On était dans la preuve, le fait accompli. Rien ne dépassait.

Louis Secardi : Rédactrice juridique… On est loin des boules de cristal. C’était une vocation ou tu t’es retrouvée là par sécurité ? C’était quoi le rêve de la petite Célia, au fond ?

Célia Vargas : Pas du tout le droit ! (Rires) Quand j’étais gamine, je ne rêvais pas de tribunaux. Mon truc, c’était d’être sage-femme. Je voulais être là au moment où la vie bascule, accompagner les femmes dans ce qu’elles ont de plus puissant. Je cherchais une forme de sororité, de soutien pur. La vie m’a orientée vers le juridique, mais ce besoin d’aider, de guider  au moment d’un passage important, il ne m’a jamais quittée.

Louis Secardi : A quel moment la machine s’enraye ? À quel moment l’invisible vient frapper à ta porte ?

Célia Vargas : Ça ne s’est pas fait en douceur. J’avais vingt ans, j’étais en plein dans ma vie de jeune femme, et j’ai perdu un ami très proche. Un deuil brutal, le genre de truc qui te fauche les jambes. Mes capacités de médium, elles étaient là, en sourdine, depuis que j’étais petite, mais ce choc-là a servi de détonateur. D’un coup, la cloison entre le rationnel et « autre chose » a cédé.

Louis Secardi : C’est terrible de vivre ça à vingt ans… Le choc émotionnel a dû être d’une violence inouïe. Mais quand tu dis que la cloison a cédé, ça veut dire quoi concrètement ? Tu commences à capter quoi ? Tu vois des trucs, tu entends des voix ?

Célia Vargas : Je me dis que je deviens folle, Louis. Très sincèrement. Quand tu as été éduquée dans un milieu rationnel et que, d’un coup, tes perceptions s’exacerbent, que tu ressens des émotions qui ne t’appartiennent pas ou que des messages s’imposent à toi… tu ne te dis pas « Super, j’ai un don ». Tu paniques. Tu te caches.

Louis Secardi : A vingt ans, tu es étudiante, non ? Comment tu gères ce tsunami psychique en plein milieu de tes études ?

Célia Vargas : Exactement, j’étais à la fac de droit. Et là, c’est la survie. J’essaie de bloquer tout ce que je ressens pour finir mon cursus. Je me plonge dans le Code civil, les arrêts de cassation… tout ce qui est hyper terre-à-terre pour me rassurer et faire taire mes perceptions.

Louis Secardi : Attends, je veux comprendre la cohabitation de ces deux mondes quand tu commences à travailler. Tu es devant ton ordi, tu rédiges des actes hyper rationnels, et d’un coup, des informations ou des flashs s’imposent à toi sur les clients dont tu gères les dossiers ? Tu n’as pas eu un moment où ton intuition a totalement pris le dessus sur ton travail ?

Célia Vargas : Si, et c’était surréaliste. Je me souviens d’un dossier pour une création d’entreprise. Deux associés, un dossier impeccable sur le papier. Mon job, c’était juste de rédiger les statuts. Mais alors que je tapais leurs noms, j’ai été prise d’une angoisse physique, une sensation de trahison hyper forte. Dans ma tête de juriste, je me disais : « Célia, concentre-toi sur le capital social ». Mais mes mains tremblaient sur le clavier parce que je « voyais » déjà l’un des deux vider les comptes dans deux ans. J’avais une certitude absolue, mais zéro preuve.

Louis Secardi : La question que tout le monde se pose : tu as fini par savoir si ça s’est vraiment passé ? L’associé a volé la caisse ?

Célia Vargas : Oui… J’ai appris par d’anciens collègues, environ deux ans et demi plus tard, que la boîte avait effectivement coulé pour cette raison exacte. Ça a été un choc de l’entendre, mais ça m’a aussi confirmé que je n’étais pas folle, que mes visions étaient réelles.

Louis Secardi : Mais c’est une torture ! Tu es la garante de la règle le jour, et le récepteur de l’invisible le soir. Tu ne peux pas le dire, tu ne peux pas l’écrire… Tu le gardes pour toi comme un secret toxique ? C’est ça qui t’a poussée à chercher de l’aide ?

Célia Vargas : Exactement. J’avais trop peur du regard des autres.

Louis Secardi : Tu en parles à qui ? Tes collègues ? Ta famille ?

Célia Vargas : (Rires) Surtout pas à mes collègues ! J’ai gardé ça secret très longtemps. Il n’y avait que ma mère qui savait. Les autres, j’avais trop peur de leur regard. Imagine la rédactrice juridique qui annonce qu’elle capte des trucs subtils… C’était inaudible. Il a fallu une rencontre décisive pour que j’arrête de fuir.

Louis Secardi : Une rencontre décisive ? C’est-à-dire ? À ce moment-là, tu as ce secret qui te pèse, tu as peur de sombrer… Tu finis par pousser la porte d’un psy ?

Célia Vargas : Non, justement ! C’est le destin, je pense. Tu ne cherches pas ces gens-là, ils arrivent. J’ai croisé la route d’une femme, une voyante, une vraie. Quelqu’un qui avait cette assise, ce calme que je n’avais pas.

Louis Secardi : Attends, ce genre de profil, tu ne le trouves pas en scrollant sur LinkedIn ! Ça s’est passé comment concrètement ? Tu l’as cherchée en cachette sur internet ou elle t’a abordée dans la rue en te disant « Toi, tu as un truc » ?

Célia Vargas : (Rires) Presque ! C’était par l’intermédiaire d’une vague connaissance, lors d’un dîner où je n’avais même pas envie d’aller. Je me sentais très mal ce soir-là, submergée par mes angoisses. Cette femme était là. Elle m’a regardée et elle n’a pas eu besoin de m’entendre parler pour comprendre que j’étais en train de me noyer dans mes propres perceptions. Elle est venue vers moi et m’a glissé quelques mots qui ont tout changé.

Louis Secardi : Elle t’a dit quoi ? « Bienvenue au club, assieds-toi on va trier tes voix » ? C’est quoi la première leçon quand on a un don qui part dans tous les sens ?

Célia Vargas : (Rires) C’était presque ça ! Elle m’a prise sous son aile. Elle a été ma mentore, ma guide. La première leçon, c’est le cadre. Elle m’a appris que ce que je vivais n’était pas une pathologie, mais une antenne mal réglée. Elle m’a appris à filtrer, à protéger mon énergie, et surtout à comprendre que ce n’était pas « mon » imagination, mais une réalité vibratoire. Elle m’a accompagnée, soutenue, elle a été la sage-femme de mon don, si on veut boucler avec mon rêve d’enfant.

Louis Secardi : C’est fou cette image. Mais attends, pendant ce temps-là, tu continues ton rôle d’employée modèle  ? Tu vis une espèce de double vie à la Clark Kent ? Le jour tu es dans les articles de loi, et le soir tu apprends à lire l’invisible ?

Célia Vargas : Exactement, c’était épuisant. Cette dualité m’a sauvée, je pense. Le droit m’a empêchée de m’envoler trop haut, de perdre pied avec la réalité. Ça m’a donné cette structure que j’ai encore aujourd’hui en consultation.

Louis Secardi : Et le déclic pour tout plaquer ? Parce qu’un matin, tu as dû dire à ton patron : « Écoutez, je ne vais plus rédiger aucun fichier word, je vais aller dire aux gens ce que les guides me murmurent à l’oreille ». Il a dû faire une drôle de tête, non ?

Célia Vargas : Ça ne se fait pas sur un coup de tête. C’est une bascule intérieure. Tu réalises que tu es plus utile à l’autre quand tu lui parles de son âme que quand tu lui parles de son bail de location. Le jour où j’ai senti que j’étais « alignée », que je n’avais plus peur de ce que j’étais, j’ai sauté le pas. J’ai quitté le confort du salariat pour l’incertitude totale de la voyance.

Louis Secardi : Tu passes de « Célia la juriste » à « Célia la médium ». Comment tes proches, qui te voyaient dans une carrière stable et « sérieuse », ont réagi à ce moment-là ?

Célia Vargas : C’est là que c’est surprenant. J’ai longtemps caché l’existence de mes dons, sauf à ma mère comme je te l’ai dit dit. J’ai été élevée dans un milieu très rationnel, très « terre-à-terre ». Alors quand j’ai commencé à assumer, il y a eu un silence. Un grand blanc. Mais quand tu commences à sortir des choses précises, quand l’invisible devient visible pour eux aussi, le scepticisme laisse place à une forme de respect… ou au moins de curiosité.

Louis Secardi : Tu décides donc de sauter le pas. Mais entre « ressentir des trucs » et en faire un métier, il y a un monde. Concrètement, le lundi matin, t’as plus ton emploi… tu fais quoi ? Tu mets une pancarte « Voyante » sur ton balcon ? Comment le tout premier inconnu a poussé ta porte ?

Célia Vargas : (Rires) Surtout pas de pancarte ! Tout s’est fait de manière organique, par le bouche-à-oreille. J’avais commencé à faire quelques consultations pour des amis d’amis le week-end. Quand j’ai démissionné, le réseau s’est mis en route tout seul. Mon téléphone a commencé à sonner grâce à des recommandations directes. C’est là que je me suis dit : « Ok, le filet de sécurité est là ».

Louis Secardi : Au début, quand tu reçois tes premiers clients, tu fonctionnes comment ? Tu as besoin de voir la personne, de la toucher ?

Célia Vargas : Pas forcément. En fait, mon principal canal, c’est le son. J’ai besoin d’entendre la voix du consultant. Sa voix, c’est comme une empreinte digitale énergétique. À partir de là, je « branche » ma clairsentiensce. Je commence souvent par un tirage de cartes, l’Oracle de la Triade ou l’Oracle Gé pour ouvrir la porte. C’est ma structure. Mais très vite, ce que j’appelle « la guidance » prend le relais. Ce sont des mots, des phrases qui s’imposent à moi de façon très directe.

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Louis Secardi : Des phrases directes ? Donne-moi un exemple. C’est une voix dans ta tête qui te dit : « Dis-lui qu’il va déménager » ?

Célia Vargas : C’est presque ça. C’est une pensée qui ne m’appartient pas. Ça peut être : « On me dit de te dire que tel projet ne verra pas le jour maintenant ». Ce n’est pas toujours ce que le client veut entendre, mais c’est ce qui doit être transmis. Mon rôle, c’est d’être un canal pur, sans filtre.

Louis Secardi : Mais au-delà des messages « spirituels », on vient aussi te voir pour des trucs très concrets. L’amour, le couple… j’ai lu que tu avais cette capacité de capter les intentions de l’entourage. Concrètement, si une femme vient te voir parce qu’elle a un doute sur la sincérité de son compagnon, tu arrives à « sentir » ce que lui a dans le ventre ?

Célia Vargas : (Rires) On n’est pas dans l’espionnage pur, mais oui, je peux capter la nature d’une intention. Quand on me parle de quelqu’un, cette personne arrive avec sa « vibration » dans la consultation. Mon job, c’est de sentir si ce qu’il projette sur la consultante est aligné avec ce qu’il ressent vraiment au fond de lui.

Louis Secardi : C’est une responsabilité de dingue, Célia. Tu n’as pas peur de briser un espoir ou de te tromper de diagnostic ? Comment tu gères ce poids de dire à une femme : « Attention, il n’est pas là pour les bonnes raisons », alors qu’elle est peut-être en plein rêve ? Tu te sens comment dans ce rôle de « lanceuse d’alerte » ?

Célia Vargas : Je ne suis pas là pour briser des rêves, mais pour éviter des cauchemars. Parfois, la consultante est dans le déni total parce qu’elle a peur d’avoir mal. Mon rôle, c’est d’être un miroir. Si je sens un désintérêt ou un calcul, je lui dis, mais toujours avec bienveillance. On n’est pas là pour juger, mais pour protéger le consultant. C’est pour ça que je vérifie toujours mes ressentis avec mes cartes ou la numérologie. Je ne lance pas une alerte comme ça, sur une simple intuition passagère, il me faut une confirmation de mes supports.

Louis Secardi : C’est ce qui te différencie d’une simple discussion entre copines, en fait. C’est cette structure que tu as gardée : tu croises les preuves.

Célia Vargas : Exactement ! J’ai besoin du prénom et de la date de naissance. J’utilise la numérologie et parfois le pendule pour affiner. C’est mon côté structuré : je commence par le calcul, puis je laisse la guidance prendre le dessus.

Louis Secardi : Mais tu sais, la voyance, ça traîne une image de charlatanisme, de manipulation… Est-ce qu’on n’a pas essayé de te piéger au début ? De tester tes limites pour voir si tu n’étais pas juste une très bonne psychologue ?

Célia Vargas : (Sourire pensif) Oh que si. Et c’est arrivé assez vite. Je pratiquais depuis seulement deux ans. Je me sentais plus sûre de moi, mais j’étais encore en phase d’apprentissage sur la gestion des énergies des autres. Un jour, une femme pousse la porte de mon cabinet. Je sens tout de suite un froid polaire.

Louis Secardi : Un froid ? Elle était juste désagréable ou il y avait autre chose ?

Célia Vargas : Elle était dans une hostilité totale. Je l’ai compris après : elle était là pour me démolir. Elle voulait prouver par A+B que j’étais une menteuse. Elle s’assoit, elle croise les bras, et elle ne décroche pas un mot. Elle me défie du regard, comme pour dire : « Allez, vas-y, devine ».

Louis Secardi : Et là, panique ? Tu te dis que tu vas te planter ?

Célia Vargas : Je reste pro. Je prends mon jeu de cartes, je commence à le battre pour lancer la séance. Et là, Louis, il se passe un truc que je n’avais jamais vécu et que je n’ai jamais revécu depuis. Les cartes n’ont pas simplement glissé… elles ont littéralement sauté de mes mains.

Louis Secardi : Elles ont sauté ? C’est-à-dire ? Tu as glissé ?

Célia Vargas : Non, j’ai l’habitude de manipuler mes jeux. Là, c’était comme si elles étaient vivantes. Elles s’éjectaient, elles volaient sur la table. C’était une réaction physique à l’énergie de cette femme. C’était comme si l’invisible hurlait : « Stop ! ». Les supports refusaient de travailler dans cette ambiance-là.

Louis Secardi : Attends, les cartes volent sur la table… et elle fait quoi la cliente à ce moment-là ? Son masque de glace se brise ?

Célia Vargas : Elle est devenue livide. Elle qui me défiait du regard deux minutes avant, elle n’a pas décroché un mot de plus. Elle s’est levée, elle a pris son sac à main, et elle est partie précipitamment.

Louis Secardi : C’est fou. Tu as fait quoi ? Tu as couru pour lui rendre son chèque ?

Célia Vargas : J’ai surtout compris une grande leçon. Ce jour-là, j’ai réalisé qu’on n’est pas des animaux de cirque. On n’est pas là pour faire des tours de magie pour divertir les sceptiques ou flatter les egos. Il faut du respect pour que la connexion se fasse. Ce choc m’a permis de poser mon cadre : je suis là pour aider et guider ceux qui le souhaitent vraiment.

Louis Secardi : Justement, quand on te dit que tout ça c’est du charlatanisme, que tu profites de la détresse, tu as envie de mordre ?

Célia Vargas : Même pas. Je les comprends. Il y a eu tellement d’abus, de gens qui ont « joué » avec le don pour l’argent… La méfiance est saine. Moi, je ne suis pas là pour faire plaisir, mais pour rendre service. Si tu n’es pas prêt à entendre la vérité, ou si tu es là pour « jouer », ma porte reste fermée. Je préfère un sceptique honnête qu’un naïf qu’on peut manipuler.

Louis Secardi : C’est une posture forte. Ça veut dire qu’il y a des choses que tu refuses de faire, même si on te paye très cher pour ça ?

Célia Vargas : Exactement. Par exemple, je refuse catégoriquement d’investiguer sur la date de la mort. C’est non. Je refuse aussi de parler aux défunts des consultants. Je sais que beaucoup de médiums le font, mais pour moi, c’est une ligne rouge. Ma mission, c’est d’accompagner les vivants à un carrefour de leur vie. Je ne veux pas « jouer » avec les énergies de l’au-delà juste pour la curiosité.

Louis Secardi : On a compris ton parcours, ton éthique, tes limites… Mais concrètement, quand je m’assois en face de toi, comment ça se passe ? Je te raconte ma vie pendant vingt minutes et tu rebondis, ou c’est toi qui prends les commandes ?

Célia Vargas : (Rires) Surtout pas ! On peut fonctionner de deux façons. Soit tu arrives avec une question précise, soit on fait ce que j’appelle un « tirage général ». On demande aux cartes, aux guides : « Qu’est-ce qu’on veut nous dire aujourd’hui ? ». Et c’est là que ça devient intéressant, parce qu’on change souvent de « focale ».

Louis Secardi : Changer de « focale » ? C’est-à-dire ? Tu me fais un zoom arrière sur ma vie ?

Célia Vargas : Exactement. Parfois, quelqu’un vient me voir en me disant : « Célia, j’ai un blocage énorme au travail, je n’en peux plus ». Mais quand je branche ma guidance, les guides me disent : « Non, regarde la famille ». On s’aperçoit alors que le consultant traverse une crise familiale tellement lourde qu’elle bouffe toute sa patience au bureau. Le problème de travail n’est qu’un miroir. En changeant de focale, on traite le vrai nœud, pas juste la conséquence.

Louis Secardi : Ça pousse vraiment le consultant à regarder la vérité en face. Mais donne-moi un exemple concret. C’est quoi ton plus gros « strike » ? Le moment où même toi, tu t’es dit : « Là, j’ai abusé » ?

Célia Vargas : Une consultante m’a demandé un jour si elle trouverait une nouvelle maison. Je ne lui ai pas juste répondu « oui ». J’ai vu la localisation précise, les circonstances de la rencontre et même la date exacte de la signature chez le notaire.

Louis Secardi : Et ça s’est passé comme ça ?

Célia Vargas : Pile au jour près ! Mais attention, Louis : si elle avait décidé de ne plus chercher ou de ne pas aller à ce rendez-vous, la prédiction serait tombée à l’eau. C’est comme pour un examen : je peux voir que tu as tout pour réussir, mais si tu arrêtes de réviser le lendemain parce que « la voyante a dit que c’était bon », tu te plantes. Je donne la boussole, mais c’est toi qui marches.

Louis Secardi : C’est une vision très responsabilisante. On n’est pas chez les fatalistes, ici. D’ailleurs, tu as un conseil assez atypique pour tes consultants : tu leur demandes de prendre des notes. Pourquoi ? Tu as peur qu’ils oublient tes paroles ?

Célia Vargas : C’est crucial. Durant une séance, on reçoit beaucoup d’informations, parfois très denses. Je conseille toujours de noter ce qu’on a retenu pour le relire quelques mois plus tard. Avec le recul, les mots prennent un sens qu’on n’avait pas perçu sur le moment. Ça permet de voir le chemin parcouru et de réaliser que, souvent, tout a un sens, même les épreuves.

Louis Secardi : Avant de conclure… et toi ? Tu connais ton propre futur ? Tu te réveilles le matin en te tirant les cartes pour savoir si tu vas rater ton train ou si tu vas rencontrer le grand amour ?

Célia Vargas : (Rires) Plus maintenant ! Je l’ai fait quand j’étais plus jeune et moins alignée. Aujourd’hui, je suis ma route, je fais confiance. Mais attention, quand il y a un gros carrefour de vie, je n’hésite pas à consulter des confrères. Faire de la voyance, c’est un mode de vie, et même les guides ont parfois besoin d’un autre regard pour y voir clair. On a tous nos angles morts.

Louis Secardi : Célia, on arrive au bout. On sent que tu as trouvé ta place, entre ton calme de juriste et ton intuition de médium. Si on se projette dans très longtemps… comment tu aimerais que les gens se souviennent de toi ? Comme la « voyante qui ne se trompait jamais » ou autre chose ?

Célia Vargas : J’aimerais qu’ils se souviennent de moi comme d’une personne qui les a apaisés. Qu’ils se disent : « Célia m’a accompagné à un moment où j’étais à un carrefour de ma vie ». Même si je n’ai pas dit ce qu’ils espéraient entendre, j’aimerais qu’ils sentent qu’ils sont repartis plus forts, plus rassurés, avec l’impression que leur vie a une direction. Être celle qui aide à retrouver la paix et a se reconnecter avec sa mission de vie, c’est ma plus belle réussite.

Louis Secardi : Merci infiniment Célia pour cette transparence et ce calme. C’était fascinant.

Avatar de Louis

Louis Secardi cumule plus de 16 ans d’expérience dans la rédaction web, où il explore les thématiques spirituelles et ésotériques. Expert en astrologie et en voyance, il est apprécié pour sa capacité à vulgariser des sujets profonds tout en apportant des perspectives originales et authentiques.

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